
Elle pose chaque soir une soucoupe de lait pour le hérisson du jardin : un matin de novembre, elle le retrouve immobile sous la haie
Il était sept heures et demie, la brume collait encore aux carreaux de la véranda. Martine, 67 ans, a poussé la porte du jardin avec son bol de café à la main, les pantoufles déjà trempées. Sous la haie de troènes, quelque chose de brun ne bougeait pas. Le petit tas de piquants qu'elle attendait chaque soir depuis l'été était roulé contre la terre froide.























