Elle paille ses fraisiers avec les feuilles de son vieux noyer près d'Orléans : au printemps, les plants jaunissent et ne donnent presque aucun fruit

Elle paille ses fraisiers avec les feuilles de son vieux noyer près d’Orléans : au printemps, les plants jaunissent et ne donnent presque aucun fruit

Un matin de novembre, vers neuf heures, le râteau de Martine grattait la pelouse humide derrière la maison. Le noyer, immense, lâchait encore ses dernières feuilles brunes qui craquaient sous ses bottes. Elle remplissait la brouette verte, contente de son idée, en pensant déjà aux fraisiers bien au chaud sous ce tapis gratuit tombé du ciel, comme chaque année on rêve d'un jardin sans dépense.

Il branche deux panneaux solaires sur la prise de son balcon à Perpignan : un mois plus tard, une lettre d'Enedis lui parle de convention

Il branche deux panneaux solaires sur la prise de son balcon à Perpignan : un mois plus tard, une lettre d’Enedis lui parle de convention

Il était sept heures et demie, le soleil frappait déjà la rambarde en aluminium du troisième étage. Sur le balcon, Gérard, 64 ans, serrait la dernière vis d'un support métallique, un tournevis entre les dents. Derrière lui, la radio grésillait dans la cuisine. Il a enfoncé la prise dans le mur, et le petit boîtier gris a clignoté vert.

Elle partage la pipette antipuces de son labrador avec sa chatte : une heure plus tard, l'animal tremble sous le radiateur de la cuisine

Elle partage la pipette antipuces de son labrador avec sa chatte : une heure plus tard, l’animal tremble sous le radiateur de la cuisine

Il est un peu plus de dix-neuf heures, ce mardi de septembre, dans la cuisine d'une longère à Theix, près de Vannes. La pluie tapote le velux, le lave-vaisselle ronronne. Sur la table en chêne, Sandrine pose une paire de ciseaux à côté d'une pipette verte. Bruno, le labrador, attend sagement. Sous la chaise, Mistigri, la chatte tigrée, observe la scène sans bouger.

À 72 ans, elle paie chaque mois en liquide le voisin qui tond sa pelouse : sa sœur règle le même travail deux fois moins cher

À 72 ans, elle paie chaque mois en liquide le voisin qui tond sa pelouse : sa sœur règle le même travail deux fois moins cher

Un samedi de mai, vers dix heures, la tondeuse s'arrête net au fond du jardin. Odile, 72 ans, pose sa tasse sur le rebord de la fenêtre et ouvre le tiroir du buffet. Elle compte quatre billets de vingt euros, les plie en deux. Dehors, Kévin essuie ses mains sur son jean, l'odeur d'herbe coupée entre par la porte entrouverte.

Elle accroche quatre boules de graisse dans son jardin près de Metz : un matin de novembre, une mésange pend sous la branche, une patte prise

Elle accroche quatre boules de graisse dans son jardin près de Metz : un matin de novembre, une mésange pend sous la branche, une patte prise

Sept heures et quart, un mardi de fin novembre, à Montigny-lès-Metz. La bouilloire sifflait dans la cuisine, le givre blanchissait encore la pelouse. Martine, 58 ans, a tiré le rideau pour regarder ses oiseaux, comme chaque matin. Sous la branche basse du cerisier, quelque chose battait des ailes, la tête en bas, accroché à un petit filet vert.

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