Elle accroche quatre boules de graisse dans son jardin près de Metz : un matin de novembre, une mésange pend sous la branche, une patte prise

Elle accroche quatre boules de graisse dans son jardin près de Metz : un matin de novembre, une mésange pend sous la branche, une patte prise

Sept heures et quart, un mardi de fin novembre, à Montigny-lès-Metz. La bouilloire sifflait dans la cuisine, le givre blanchissait encore la pelouse. Martine, 58 ans, a tiré le rideau pour regarder ses oiseaux, comme chaque matin. Sous la branche basse du cerisier, quelque chose battait des ailes, la tête en bas, accroché à un petit filet vert.

Il commande un smartphone reconditionné « état parfait » près de Rennes : trois semaines plus tard, la batterie ne tient plus jusqu'au déjeuner

Il commande un smartphone reconditionné « état parfait » près de Rennes : trois semaines plus tard, la batterie ne tient plus jusqu’au déjeuner

Il était six heures quarante, la bouilloire sifflait dans la cuisine de la petite maison de Cesson-Sévigné, et Thomas débranchait son téléphone du chargeur. Cent pour cent, l'écran sans une rayure. À onze heures, sur le chantier de La Courrouze, l'appareil vibrait dans sa poche pour réclamer du courant. Douze pour cent. Il regarda l'icône rouge, incrédule, les doigts encore gris de poussière de plâtre.

Elle achète ses granulés en promotion en août près de Besançon : en novembre, son poêle s'encrasse tous les trois jours et la vitre noircit

Elle achète ses granulés en promotion en août près de Besançon : en novembre, son poêle s’encrasse tous les trois jours et la vitre noircit

Il est sept heures, un mardi de novembre, et la cuisine sent encore le froid de la nuit. Sylvie s'accroupit devant le poêle, ouvre la porte vitrée et grimace. Au fond du creuset, une croûte grise et dure a pris la place des flammes. Elle gratte avec la petite pelle, le métal crisse, et dehors un camion de lait passe lentement sur la route.

À 61 ans, il ouvre enfin son relevé de carrière près de Poitiers : ses douze mois de service militaire à Djibouti n'y figurent nulle part

À 61 ans, il ouvre enfin son relevé de carrière près de Poitiers : ses douze mois de service militaire à Djibouti n’y figurent nulle part

Le café refroidissait dans la tasse ébréchée, la pluie tapait contre la véranda. Il était un peu plus de neuf heures, ce mardi de novembre, à Vouneuil-sous-Biard, près de Poitiers. Gérard, 61 ans, avait posé ses lunettes sur le bout du nez et faisait défiler, ligne après ligne, quarante années de travail résumées en colonnes. Puis son doigt s'est arrêté sur l'année 1983.

Elle colle un post-it pour chaque tâche depuis la rentrée : fin octobre, son écran est couvert et elle n'arrive plus à commencer

Elle colle un post-it pour chaque tâche depuis la rentrée : fin octobre, son écran est couvert et elle n’arrive plus à commencer

Il est huit heures dix, à Caluire, et la bouilloire siffle dans la cuisine encore sombre. Claire pose sa tasse à côté du clavier, allume l'ordinateur, et l'écran s'éclaire derrière une frange de carrés jaunes. Un post-it se décolle, tombe en planant sur la moquette. Elle le ramasse, lit « dossier mutuelle », le recolle un peu plus bas, et reste là, les mains immobiles.

Il coupe lui-même les branches du noyer voisin qui débordent sur sa terrasse : le lundi suivant, un courrier recommandé l'attend sur le pas de la porte

Il coupe lui-même les branches du noyer voisin qui débordent sur sa terrasse : le lundi suivant, un courrier recommandé l’attend sur le pas de la porte

Il était dix heures, ce samedi de novembre, et la terrasse de Thierry disparaissait sous une couche de feuilles brunes et de coques noires. Le moteur de la tronçonneuse toussa deux fois avant de démarrer. Au-dessus de lui, les longues branches du noyer voisin s'étiraient comme chaque automne. Thierry, 58 ans, cala l'échelle contre le mur et grimpa sans hésiter.

Il râpe son savon de Marseille pour laver tout son linge près de Montpellier : quatre mois plus tard, ses serviettes blanches sont devenues grises

Il râpe son savon de Marseille pour laver tout son linge près de Montpellier : quatre mois plus tard, ses serviettes blanches sont devenues grises

Le samedi matin, vers huit heures, Julien râpe son pain de savon de Marseille au-dessus d'un saladier en inox. Les copeaux tombent en fines boucles beiges, la cuisine sent l'huile d'olive et le linge propre. Dehors, à Castelnau-le-Lez, les cigales ne chantent pas encore. Il verse l'eau chaude, remue avec une cuillère en bois, et regarde la lessive prendre lentement.

Il quitte son bureau de Blagnac chaque vendredi avec un dossier ouvert : le dimanche soir, la même phrase revient encore sous la douche

Il quitte son bureau de Blagnac chaque vendredi avec un dossier ouvert : le dimanche soir, la même phrase revient encore sous la douche

Vendredi, dix-huit heures douze, zone d'activités de Blagnac. La climatisation s'arrête avec un claquement sec, et Julien, 41 ans, referme son ordinateur sur un tableau à moitié rempli. Il entend le bip du badge, le gravier du parking sous ses semelles, l'avion qui décolle au loin. Il se promet de ne plus y penser. Il y pensera pourtant jusqu'au lundi matin.

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