
À 58 ans, Bernard laisse vide la maison héritée de sa mère près d’Annecy : à l’automne, un avis de taxe arrive à son nom
Le portail grinçait toujours au même endroit, à mi-course, comme du vivant de sa mère. Ce samedi d'octobre, vers dix heures, Bernard a poussé la boîte aux lettres rouillée du bout des doigts, à Sevrier, à quelques minutes d'Annecy. Parmi les prospectus humides, une enveloppe à fenêtre, en-tête des finances publiques. Il l'a ouverte debout dans l'allée, les clés encore à la main.























